Carte des découvertes des déchets de guerre en Lorraine entre 2008 et 2011.

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Carte des découvertes des déchets de guerre en Lorraine entre 2008 et 2011.

Message par scoubidou57 le Mer 16 Déc 2015 - 14:13

Carte des découvertes des déchets de guerre en Lorraine entre 2008 et 2011.




Avril
· Mécleuves (54). Une bombe américaine de 500 kilos, chargée pour moitié d’explosif et trouvée sur le chantier d’un lotissement est neutralisée. A 8h30, après le passage du bus scolaire, l’opération de désamorçage est entamée. Sapeurs-pompiers et gendarmes veillent au respect des consignes. Le poste de commandement est près de l’église. Madame la directrice du cabinet du sous-préfet est là. Un périmètre de sécurité de 300 mètres est établi ; les voies d’accès sont bloquées et 70 habitants évacués pendant l’opération. Un camion de pompier équipé d’un haut-parleur rappelle dès 8h dans les rues du village l’obligation d’évacuer. La gendarmerie vérifie ensuite le respect des consignes. 12 habitants sont réfugiés dans la salle des fêtes de la commune voisine. C’est les retrouvailles pour les aînés qui jouent aux cartes. Les autres habitants sont partis faire des courses à Metz. A 10h00, l’opération délicate à cause de la rouille est terminée. La bombe est transportée au camp militaire de Suippes pour destruction. « A l’époque, les bombes américaines ont été larguées sur l’aérodrome voisin de Frescaty » précisent les démineurs.
· Verdun (55). Un homme comparait en justice après avoir utilisé un détecteur de métaux sur les anciens champs de bataille. Les enquêteurs découvrent dans le coffre de sa voiture pas moins de 27 plaques d’identification et divers objets, et chez sa mère 85 fusées d’obus, 21 grenades, 1 mortier de 60 mm, 10 obus de 105 mm, 5 kg de poudre de guerre et d’autres munitions. L’accusé dément être allé en « zone rouge ». Le procureur s’attarde sur les plaques d’identification, soupçonne le prévenu d’avoir déterré des reliques physiques des soldats morts et déplore que les plaques d’identification n’aient pas été remises spontanément aux autorités, ce qui aurait facilité les recherches des familles. « Vous avez creusé la terre au mépris du danger et de la mémoire ». L’avocat du prévenu évoque le sale trafic qui se fait dans la zone rouge et considère que dans cette affaire son client joue le rôle de bouc-émissaire. La condamnation est de 3.000 euros d’amende dont 2.700 avec sursis.

Mai
· Ecrouves (54). Un obus allemand de la Première Guerre mondiale, toujours opérationnel en cas de choc, est mis au jour par un promeneur. Les services de déminage de Metz sont venus le récupérer.

· Gercourt (55). Environ 200 douilles et une cinquantaine d’obus de 105 mm datant de la Première Guerre mondiale sont mis au jour sur un chantier de terrassement dans un pavillon de la localité. Les démineurs sont sur place le soir même.

Juillet
· Bouzonville (57). Un exploitant agricole repère un obus de 30 cm de long et datant de la dernière guerre mondiale dans un champ de céréales. Un périmètre de sécurité est mis en place ; les démineurs sont attendus.

· Briey (54). Les ouvriers de l’entreprise Soludec découvrent un obus allemand de 7,7 cm datant de la Première Guerre mondiale. Les démineurs emportent la munition pour désamorçage. « Le projectile était encore actif et susceptible de faire de gros dégâts. »

· Nomeny (54). 23 obus, 5 grenades et une centaine de cartouches datant de la dernière guerre sont trouvés dans une cave ayant servi d’abri antiaérien pendant la Seconde Guerre mondiale. Par la suite, elle est devenue une aire de jeu pour les enfants. Les démineurs interviennent et relèvent environ 5 kg de matière active.

· Saint-Baussant (54). Sous l’autorité de l’Association lorraine d’Histoire Militaire Contemporaine, des jeunes filles âgées de 13 à 15 ans et des jeunes gens rénovent le site de guerre de Saint-Baussant et retrouvent régulièrement des vestiges de guerre. Le plus difficile dit Mathilde qui ne regrette pas son engagement dans les tranchées « c’est de patauger dans la boue. Elle colle et on s’en met partout ». La dernière découverte, c’est une bombe coupée en deux.

· Verdun (55). Quatre individus sont interpellés alors qu’ils fouillent un ancien champ de bataille à la recherche de vestiges de la Première Guerre mondiale. Ils sont déjà en possession de culots inertes de grenades et de douilles de fusils.

Août
· Autrey (54). Un obus fumigène américain datant de la Première Guerre mondiale mesurant 105 mm pour 15 kg est retrouvé dans la forêt par un cueilleur de brimbelles. Les démineurs sont alertés.

· Landres (54). Un agriculteur met au jour 5 grenades de tranchée datant de la Première Guerre mondiale en labourant un champ. Elles sont d’origine allemande. L’agriculteur les avait placées en bout de champ. Les démineurs sont venus les chercher plusieurs jours après. Le maire s’inquiète : « l’an dernier, il y avait eu trois grenades ». Selon lui, mettre les engins en bout de champ, là où passent des promeneurs, des quads, des VTT, c’est risqué. Le secteur de Landres à Montvillers a été un champ de bataille pendant la Première Guerre mondiale. Le maire se souvient d’un accident tragique en 2006 dans le Nord. Un enfant avait utilisé un vieil engin de guerre rouillé pour enfoncer un piquet de tente. Ce faux marteau avait explosé, l’enfant est mort 3 jours après. « Il va falloir faire de l’information dans les classes » estime Monsieur le maire.

· Les Eparges (55). Il creuse pour la clôture de sa maisonnette et il butte sur un objet non identifié : c’est une grenade allemande qui laisse échapper une épaisse fumée.

· Vaudeville (54). Datant de la dernière guerre, un obus de 155 mm de diamètre encore plein mais sans sa fusée est découvert lors de travaux de franchissement d’un ruisseau pour le réseau électrique des éoliennes. Cet obus pourrait provenir du maquis de Vaudeville. La colonne allemande maîtresse des lieux à cette époque était uniquement équipée de mitrailleuses. Les services de déminage sont prévenus par le maire.

Septembre
· Metz (57). Un homme de 26 ans rapporte en voiture dans son appartement à Metz un obus de mortier allemand datant de la Première Guerre mondiale. L’immeuble mitoyen est évacué. Il avait trouvé la munition sur un chantier de terrassement de Montigny-lès-Metz.

Octobre
· Bining (57). Les gendarmes perquisitionnent chez un trentenaire ; un appel anonyme indique que cet homme détient des armes dangereuses. Les gendarmes découvrent à son domicile 600 kg d’explosifs et d’armes de tous genres : obus, mortiers, grenades, munitions. Les démineurs en identifient 10 comme présentant un risque. Son frère est également dénoncé, les gendarmes retrouvent chez lui 2 armes neutralisées et 1 pistolet à grenaille.

· Celles-sur-Plaine (88). Alors qu’ils creusent la chaussée, des ouvriers découvrent une bombe au phosphore datant de la Première Guerre mondiale. Les pompiers et une équipe de démineurs ont été dépêchés sur place.

· Champigneulles (54). Une caisse contenant du sable et 2 obus parfaitement conservés et inoffensifs sauf incendie ou manipulation violente est déposée sur le parking de la société de transport Sernam. Elle est découverte le dimanche par deux agents de la police ferroviaire. Les deux projectiles tout neufs comme s’ils sortaient d’usine dataient de la Première Guerre mondiale. Ils ont été emmenés par les démineurs de Metz.

Novembre
· Mont-st-Martin (54). En voulant donner un pied de vigne à un ami, il découvre à 30 cm de profondeur un obus allemand datant de la guerre de 1914-18. Ne sachant pas dans un premier temps de quoi il s’agit, il le transporte à bout de bras sur quelques mètres. Les démineurs sont alertés. « Vous avez manipulé un obus encore activé » déclarent-t-ils au jardinier ébahi.

Décembre
· Etain (55). Une collégienne de 12 ans, fille d’agriculteur, apporte au collège un obus. Il date de la Première Guerre mondiale et avait été trouvé derrière la grange de son père. Le professeur d’histoire fait évacuer la classe et appelle les démineurs. Tout le collège est évacué, 330 élèves. Selon un démineur, « l’obus allemand de 7,7 cm était rempli de billes de métal et était potentiellement dangereux dans un rayon d’un kilomètre ». Les démineurs trouveront sur place tout un stock que le père de famille avait fait en attendant de prévenir les services de déminage. Cette pratique, selon un gendarme, est fréquente de la part des agriculteurs des environs

· Mamey (54). Un obus de la Première Guerre mondiale est retrouvé par un habitant alors qu’il abat un mur de l’ancien presbytère. Une plaque d’identité a par la suite été découverte permettant de connaître le nom d’un soldat allemand mort sur les lieux et la date de sa mort. D’autres vestiges de guerre ont déjà été découverts sur la commune. Le service de déminage procède à l’enlèvement de cette munition.


2009

Janvier
· Mamey (54). 2 obus de la Première Guerre mondiale sont découverts avec leur fusée dans la forêt où travaillent les affouagistes (personnes disposant d'un affouage, d'un droit de prendre du bois de chauffage dans les terrains communaux).

· Metz (57). Des techniciens découvrent cinq obus américains de la dernière guerre lors du « nettoyage » du Mont Saint-Quentin dans le cadre de son aménagement. Ils sont neutralisés.

· Pixerécourt (54). Un obus à ailettes de 30 cm datant de la Seconde Guerre mondiale est trouvé dans l’enceinte du lycée agricole pendant des travaux sur le réseau d’eau potable. La brigade de déminage de Metz intervient rapidement.

· Saint-Avold (57). Un ouvrier du chantier du parc municipal voit apparaître dans le godet de sa pelleteuse un obus d’environ un mètre de long. Il s’agit d’un obus américain datant de la Seconde Guerre mondiale et pesant près de 100 kg. Un périmètre de sécurité est mis en place et les démineurs interviennent. Le maire commente « On en a déjà découvert une quinzaine sur le secteur ».

Février
· Chanteheux (54). Un pompier volontaire de 47 ans et grand amateur de matériel militaire meurt des suites de ses mutilations après l’explosion de l’atelier dans lequel il était en train de s’adonner à sa passion : la récupération, le stockage et la neutralisation de vieilles armes et munitions. A 20h45, une explosion est entendue à plusieurs kilomètres à la ronde. Un voisin dit avoir vu une grande flamme bleue juste avant l’explosion. L’enquête ne permet pas encore de définir si l’explosion est due à la neutralisation d’un engin de guerre ou à l’utilisation d’un solvant. Les démineurs retrouvent 300 à 350 kg d’obus et de grenades dans l’atelier dévasté. Sa famille et les riverains sont indemnes.

Avril
· Longeville-en-Barrois (55). Sécurisation d’une zone par les démineurs de Metz. Un cavalier aperçoit sur les plateaux des obus qui sortent de terre. Le 2ème adjoint au maire et des policiers municipaux se rendent sur les lieux pour effectuer un premier constat. En réalité il y a 5 obus. En attendant l’intervention du service de déminage, ils sont recouverts de pierres afin de les cacher et d’éviter de marcher ou de rouler dessus.

Juin
· Bénaménil (54). Un habitant est blessé par une des armes qu’il détenait. Les gendarmes ont retrouvé chez lui grenades, obus, munitions,… C’est sa femme qui a donné l’alerte, peut être suite à l’accident mortel de Chanteheux. Le service de déminage a entièrement détruit le stock sur place.

Juillet
· Laxou Champ-le-Bœuf (54). Découverte d’un obus sur le chantier de travaux public rue de la Moselotte. L’objet mesure une trentaine de centimètre et possède encore son ogive ainsi qu’un détonateur. Le chantier est évacué et un périmètre de sécurité est mis en place. Le service de déminage de Metz est attendu.

· Nancy (54). Un quartier du centre de Nancy est bouclé pendant plusieurs heures. Rue déserte, quelques immeubles évacués. Un étudiant se disant amoureux de la nature et forestier avait ramassé dans les bois de Montauville près de Pont-à-Mousson un obus de 50 cm de long. Il le croyait inoffensif. A l’examen, il s’est avéré que cet obus était chargé de gaz toxique de la Première Guerre mondiale et menaçait maintenant un immeuble de la rue Saint-Nicolas et le voisinage. Le service de déminage de Metz est intervenu très rapidement. La doctrine de la sécurité civile est de proportionner ses délais d’intervention à la vulnérabilité de l’environnement urbain. Autrement dit, au bout d’un champ ça peut attendre et en plein centre-ville ça n’attend pas. L’obus chimique de la rue Saint-Nicolas est promis à la destruction à Suippes. L’étudiant dit que dans la forêt il y en avait 6 ou 7 en tas et que l’ONF ne l’avait pas averti des risques potentiels.

Août
· Mailly-sur-Seille (54). En labourant, un agriculteur découvre à fleur de terre 2 obus français datant de la Première Guerre mondiale et alerte immédiatement la mairie de Nomeny qui elle-même alerte la sécurité civile. Les deux engins de 75 et 80 mm de diamètre sont neutralisés par les démineurs et transportés au dépôt de Ressaincourt pour être ensuite éliminés sur le camp de Suippes (Marne).

· Souilly (55). 2 obus français de la Première Guerre mondiale ont été découverts par hasard près d’un piquet de clôture de parc. Ces engins, recouverts de calcaire, étaient encore pleins. Il semble probable qu’ils aient émergé suite aux travaux de viabilisation du chemin de Breuil et qu’ils aient été ensuite posés au pied du piquet. Les services de déminage en ont pris la charge.

· Velaine-sous-Amance (54). Un obus allemand datant de la Première Guerre mondiale mesurant 10 cm de diamètre est enlevé. C’était un obus tiré par les allemands depuis la Moselle en territoire allemand à cette époque. Il a été découvert sur le chantier de Rembenoir. L’engin ne présentait pas de danger immédiat. Dans un passé plus ou moins lointain, de nombreux accidents ont eu lieu sur la commune. La bataille du Grand-Couronné a été très dure et a laissé de nombreux vestiges de guerre et de nombreuses traces y compris dans les arbres mitraillés.

Septembre
· Ecrouves (54). Sur le chantier de la quatrième tranche des Hautes Terres, alors qu’une pelleteuse effectuait des fouilles à 1,5 m de profondeur, un obus de la Première Guerre mondiale est découvert. Il s’agit d’un obus français contenant de la poudre noire et des projectiles à fragmentation. « Les services de police et communaux ont assuré la sécurité du voisinage ».

· Gironcourt-sur-Vraine (88). Un homme a trouvé un obus dans son jardin. Pendant la guerre d’Algérie, il a appris à s’y connaître et sait tout de suite de quoi il s’agit. C’est un obus tiré et non explosé. Il mesure 70 cm de long pour un diamètre de 20 à 25 cm. Il a été désamorcé par les démineurs.
· Neuves-Maisons (54). 2 obus sont découverts dans une maison reçue en héritage. La gendarmerie, la mairie et la préfecture sont alertées. La mairie prévient le service de déminage qui interviendra dans un délai de 48 heures.

Octobre
· Greux (88). Alors qu’il travaille son champ avec une charrue, un agriculteur met au jour un obus allemand de 155 datant de la Première Guerre mondiale. Les démineurs emportent l’engin pour le neutraliser et le détruire ultérieurement.

· Villey-Saint-Etienne (54). Pendant les travaux de mise en valeur du site du Vieux Canton, des obus de mortier sont découverts, un de 37 mm et un autre de 75 Shrapnel dont l’ogive en fonte contient entre 200 et 300 billes de plomb. En explosant les billes d’acier sont projetées, provoquant des blessures multiples.

2010


Mars
· Archettes (88). Les démineurs récupèrent un obus antichar allemand de 75 mm datant de la Seconde Guerre mondiale qui a été découvert il y a une semaine par un particulier

· Commercy (55). Alors qu’ils sont en exercice sur le terrain de manœuvres de Commercy, des artilleurs du 8° régiment d’artillerie aperçoivent un obus de mortier allemand de 80 mm de diamètre. Non explosée et enclenchée, cette munition présente un réel danger. La zone est rapidement sécurisée et l’accès interdit. Le groupe régional d’intervention Nedex (Neutralisation, Enlèvement, Destruction des EXplosifs) de la base aérienne 113 de Saint-Dizier intervient et fait exploser l’engin. Le 8° régiment d’artillerie en profite pour rappeler que la zone n’est pas un lieu de promenade ordinaire et qu’elle reste dangereuse. Le terrain de manœuvres de Commercy ouvert quelques années après la guerre de 1870 a été utilisé par les troupes françaises et allemandes ou américaines pendant les deux guerres mondiales.

Avril
· Longwy (54). Un passant découvre un obus perforant sur le sol près du château d’eau. Les démineurs viennent récupérer la munition de modèle américain 37 mm qui ne contient pas de charge explosive.

Mai
· Algrange (57). Un ouvrier met au jour avec sa pelleteuse un obus de mortier allemand datant de la Seconde Guerre mondiale. Il donne l’alerte et, en attendant les démineurs, il le déplace à main nue pour le mettre en sécurité. Les démineurs évacuent ensuite la munition pour destruction ultérieure.

· Bouxières-aux-Dames (54). Alors qu’ils travaillent leur champ au lieu-dit Les Champs Brûlés, un agriculteur et son fils aperçoivent des obus. Les autorités sont alertées et des démineurs se rendent sur place accompagnés de l’agriculteur et de gendarmes. Ils évacuent les munitions, des obus de 75 mm de diamètre non tirés selon un des démineurs. Recouverts de rouille, ils contiennent des explosifs mais ne possèdent pas de système d’amorçage. Ils seront détruits à Suippes.

· Essey-lès-Nancy (54). Pendant des travaux d’aménagement, une pelleteuse déterre un obus. Le chantier est tout de suite arrêté et les autorités sont averties. C’est le branle-bas de combat près du lieu-dit Le Tronc qui Fume. Lorsque les démineurs interviennent, ce sont deux munitions de 40 x 10 cm qui sont enlevées et neutralisées.

Juillet

· Holving (57). Un obus de 35 cm de long et de 8 cm de diamètre et datant de la Seconde Guerre mondiale est découvert dans un champ. La munition est mise en sécurité à la station d’épuration en attendant que les démineurs viennent la récupérer.

· Maizey (55). Les démineurs interviennent suite à la découverte d’explosifs de guerre.

· Mamey (54). Les démineurs évacuent d’un hangar agricole deux obus de gros calibre datant de la Première Guerre mondiale.

· Metz (57). Pendant des travaux de terrassement dans le quartier de La Grange-aux-Bois, un obus est mis à jour. Un périmètre de sécurité est mis en place et les démineurs interviennent rapidement pour retirer la munition mesurant une cinquantaine de centimètres.

· Philippsbourg (57). Pendant des travaux de réaménagement, une pelle mécanique met à jour 7 obus de mortier américains datant de la Seconde Guerre mondiale. Les démineurs interviennent et, avec l’aide de la pelle, découvrent 10 autres munitions. Tous ces engins sont chargés dans le fourgon des démineurs pour destruction ultérieure. Quelques jours avant, 4 obus du même type avaient été découverts sur place. Le village voisin de Niederbronn-les-Bains a été occupé par l’armée américaine.

Août
· Epinal (88). A la suite du cambriolage du centre aéré de la Quarante-Semaine, une femme de ménage découvre un obus délicatement posé dans un cageot au pied d’un lampadaire à proximité du centre aéré. Tous les enfants et le personnel sont évacués. Selon les conclusions de l’enquête de gendarmerie, les cambrioleurs après avoir fouillé tous les placards et les remises et avoir dérobé un ordinateur et une débroussailleuse sont tombés quelque part sur un obus qu’un des employés avait déposé là pour des raisons de sécurité et finalement oublié. Avant de s’enfuir ils ont pris l’obus et l’ont mis en évidence. Comme quoi, on peut être voleur et prendre en compte la sécurité publique. L’enquête a en effet montré que bien des années avant, un employé avait découvert un obus dans les parages, l’avait caché dans le centre aéré et puis l’avait oublié.

Septembre
· Belleau (54). Un promeneur découvre dans la forêt une série d’obus datant vraisemblablement de la Première Guerre mondiale posés à même le sol. Quelques mètres plus loin, une douzaine d’autres obus, des balles et d’autres « engins guerriers ». Les démineurs doivent intervenir. On ne sait d’où proviennent ces munitions. Deux hypothèses sont évoquées : l’érosion du sol qui les aurait fait apparaître ou un collectionneur qui les aurait déposées…

· Lay-Saint-Christophe (54). La pelleteuse déterre un obus datant probablement de la Seconde Guerre mondiale. Comme le veut la procédure, la mairie est tout de suite avertie afin qu’elle alerte les démineurs. En attendant leur intervention, le conducteur de la pelleteuse dépose délicatement la munition sur le rebord d’un talus. En fin de journée, personne n’est intervenu, la zone n’est pas protégée et l’accès n’est pas restreint.

· Maizières-lès-Metz (57). Pendant des travaux de terrassement des ouvriers découvrent un obus datant de la Seconde Guerre mondiale à 80 cm de profondeur. Les démineurs se déplacent et le récupèrent pour destruction ultérieure.

· Pange, hameau de Domangeville (57). Alors qu’il rénove la toiture d’une ferme, un couvreur découvre dans la soupente de la maison une caisse contenant 6 pains d’explosifs, 10 détonateurs, 3 kg de soufre, 200 m de mèche et 37 bâtons de dynamite français, le reste étant d’origine allemande. En attendant l’intervention des démineurs, la caisse est déposée dans un clapier à lapins. Les démineurs décident de détruire les bâtons de dynamite dans un champ voisin en y creusant un trou d’un mètre de profondeur et de 15 cm de diamètre. Leur état de dégradation les rend intransportables par route. Ils font exploser le tout, soit l’équivalent de 6 kg d’explosifs. Après explosion, le cratère mesure 2,5 mètres de diamètre. Les munitions auraient été cachées dans les combles par le propriétaire de la ferme pendant la dernière guerre. Il hébergeait dans son domaine un groupe de résistants. La résistance utilisait les pains de dynamite pour faire sauter les rails de chemin de fer. « Heureusement qu’il n’y a pas eu d’incendie dans la ferme, sinon tout aurait sauté ». La propriétaire des lieux est soulagée mais se demande s’il n’y a pas d’autres munitions cachées.

· Pont-à-Mousson (54). Un cueilleur de champignons trouve dans le secteur de Bois-le-Prêtre un obus qu’il ramène chez lui. C’est après avoir fait des recherches sur Internet que, pris de doute, il se rend à la police mussipontaine emportant avec lui sa trouvaille. Dans un deuxième temps et avec l’aide du découvreur, les engins étant en effet difficiles à débusquer car certains sont encore enfouis dans les sous-bois, la police établit un périmètre de sécurité dans l’attente de l’intervention des démineurs.

Octobre
· Berviller-en-Moselle (57). Un couple découvre dans son jardin un obus français de 65 datant de la Seconde Guerre mondiale. Il est posé contre un tas de pierres, comme si on l’avait abandoné là. Les démineurs sont alertés et interviennent deux jours plus tard. Pendant ce temps, la découverte n’a pas été ébruitée.

· Faulquemont (57). Dans une forêt domaniale, un cueilleur de champignons découvre 2 obus français datant probablement de la Seconde Guerre mondiale au milieu des feuilles. Un périmètre de sécurité est mis en place et les démineurs viennent récupérer les munitions de 90 mm et 120 mm. Elles seront stockées puis détruites.

· Julienrupt (88). Pendant un chantier paysager, deux obus sont mis au jour dont l’un mesure plus de 70 cm.

· Téting-sur-Nied (57). Pendant des travaux, le conducteur d’un engin de terrassement met au jour un obus d’artillerie de calibre 203. Les démineurs sont alertés et interviennent pour récupérer la munition américaine.

· Toul (54). Alors qu’il creuse une tranchée sur le chantier d’une usine, il déterre un obus allemand de la Seconde Guerre mondiale pesant 50 kg et mesurant 25 cm de diamètre pour 60 cm de long. La police met en place un périmètre de sécurité. L’accès à la rue de l’Escadrille des Cigognes est bloqué. Une trentaine d’employés du chantier sont évacués. Le service de déminage intervient.


Novembre
· Rosselange (57). Un cueilleur de champignons découvre un obus. Il balise la zone et avertit les autorités. Les pompiers, les gendarmes et le maire se rendent sur place pour constater la découverte et alertent les services de déminage qui interviennent et évacuent finalement l’obus français de 75 mm de diamètre datant de la Seconde Guerre mondiale vers leurs locaux.

2011


Mars
· Dombasle-sur-Meurthe (54). Des employés municipaux découvrent un obus pendant des travaux de terrassement à l’arrière d’un terrain de football. Il est sans doute arrivé au stade dans les terres de remblais. Les démineurs interviennent sur cette munition française de 75 mm datant probablement de la Première Guerre mondiale. Son système d’armement est manquant mais il reste chargé.

· Mamey (54). La sécurité civile récupère 3 obus retrouvés pendant des travaux de rénovation au lieu-dit Le Puiset.

Avril
· Longeville-en-Barrois (55). Une roquette allemande de 150 kg est découverte par des enfants qui se baladent le long de l’Ornain. Les autorités sont averties. On appelle les démineurs de Metz qui ne jugent pas l’intervention urgente, le lieu étant isolé des habitations et des voies de circulation. Ils conseillent de baliser la zone en attendant leur intervention. Après celle-ci, un des démineurs rappelle que les roquettes de ce type peuvent contenir du liquide incendiaire, qu’elles pèsent 150 kg, qu’elles étaient autopropulsées, qu’elles étaient tirées d’un véhicule blindé et qu’elles avaient une portée de 300 mètres. Sans doute un vestige de l’attaque par une escadrille anglaise d’un train transportant des munitions en gare de Longeville-en-Barrois le 14 juillet 1944.
· Thierville (55). Moins d'un an après leur emménagement, un couple et ses deux enfants découvrent un obus sur leur terrain. C'est pendant des travaux de jardinage qu’un engin de guerre adossé à la cabane de jardin est découvert sous les feuillages. La mairie alerte les services de déminage. La munition, un obus de mortier de 120 mm de diamètre, se révèle sans charge et « n'aurait pas plus de 20 ans ».

Mai
· Villers-lès-Moivrons (54). Germain Martel éclaircit des pieds de tomates et déterre une grenade quadrillée de la Seconde Guerre mondiale. Les démineurs sont alertés. La grenade était complète, d’origine américaine. « J’ai passé la motobineuse plusieurs fois à cet endroit, j’aurais pu me faire sauter ».

Juin
· Belleville-sur-Meuse (55). Pendant des travaux de terrassement, un ouvrier met au jour un obus allemand datant de la Première Guerre mondiale. Il mesure 50 cm de long et 150 mm de diamètre pour un poids de près de 40 kg. Avec un agent de la commune, l’ouvrier met en sécurité la munition en l’ensevelissant pour ne pas attirer les curieux puis ils avertissent les démineurs qui interviennent quelques jours plus tard ; ils évacuent la munition pour destruction ultérieure. Un démineur parle à mots couverts : « s’il est chargé en gaz de combat, il sera stocké dans un lieu que je ne peux pas révéler en attendant d’être neutralisé ». « On a l’habitude, ça arrive très souvent, il faut être discret sinon on attire les collectionneurs » conclut Monsieur le maire.

· Bettelainville (57). L’entreprise en charge des travaux d’aménagement du presbytère d’Altroff découvre deux engins explosifs sur le terrain. Les démineurs sont prévenus.

· Messein (54). Alors qu’il creuse au fond d’un puits dans la cave de sa maison, un homme découvre 2 objets recouverts de salissures pesant chacun 5 kg. En attendant que les démineurs viennent confirmer s’il s’agit ou non de munitions, les objets sont déposés dans le fond du jardin. Ils ressemblent à des vieilles bouteilles surgies de la nuit des temps. Les services de déminage tardent à intervenir. Selon la préfecture il y a une seule équipe pour toute la région. Elle établit son planning d’intervention selon différents critères. Si la découverte avait eu lieu en centre ville, ça aurait été différent.

Juillet
· Forbach (57). Il joue à la chasse au trésor avec sa mère ; un garçon de 7 ans trouve un obus de 80 cm de long pour 20 cm de diamètre et pesant 50 kg. Le service de déminage prend en charge l’objet.

· Ligny-en-Barrois (55). Un cueilleur de champignons découvre un obus 75 sans ogive datant de la Seconde Guerre mondiale. Il alerte les autorités qui avertissent les démineurs. En attendant leur intervention la zone est balisée et sécurisée.


Août
· Custines (54). Pendant des travaux de terrassement, un engin de chantier percute une bombe mesurant 70 cm de long et datant de la Première Guerre mondiale. Les démineurs interviennent rapidement et se rendent vite compte que la munition n’a plus son système d’amorçage. Ils l’évacuent et ramassent l’explosif mélangé à la terre.

Septembre
· Hémilly (57). En retournant son champ, un agriculteur déterre deux engins explosifs américains datant de la Seconde Guerre mondiale. Les démineurs évacuent les munitions.

· Vandoeuvre-lès-Nancy (54). Engagés dans des poses de canalisations, des ouvriers d’Eurovia découvrent un obus de la Première Guerre mondiale pesant près de 10 kg. Un périmètre de sécurité est mis en place et on conseille aux riverains de se calfeutrer. Les démineurs interviennent et emportent la munition.

· Woël (55). Un agriculteur travaillant un champ découvre avec sa herse un obus de 105 mm datant de la Première Guerre mondiale. Les démineurs interviennent et récupèrent la munition. C’est le deuxième obus découvert dans le village en un mois.


Octobre
· Ajoncourt (57). Une grenade quadrillée défensive est découverte par un agriculteur. La munition reste coincée dans les griffes de la herse. Après extraction et enfouissement, la munition est volontairement détruite dans un champ à l’aide d’un système de mise à feu électrique.

· Arraye-et-Han (54). Les démineurs récupèrent un obus de mortier français datant de la Seconde Guerre mondiale. Il avait été découvert par des employés de la DDE alors qu’ils fauchaient les fossés de Arraye-et-Han. Il est détruit dans un champ après avoir été enterré pour éviter les projections et atténuer le bruit de l’explosion. « Nous intervenons tous les jours sur des munitions. L’année dernière 900 engins de guerre ont été détruits. Des munitions de toutes sortes qui datent de la guerre, de 1870 à 1945 ».

· Manoncourt-sur-Seille (54). Un agriculteur découvre un obus dans un champ.

Novembre
· Bruley (54). Il épand la boue des alambics de sa distillerie et il découvre un obus de 80 mm de diamètre, modèle 1877 du système Ragon de Bange. Les obus à poudre noire du système Ragon de Bange sont robustes et restent fonctionnels pendant plusieurs siècles. Le lieutenant-colonel Ragon de Bange a mis au point après la défaite de 1870 un système novateur d’artillerie faisant appel à des bouches à feu en acier rayées se chargeant par la culasse. Les démineurs se déplacent et l’homme en profite pour leur montrer une autre munition ramassée précédemment : un obus de 105 mm de diamètre datant de la Première Guerre mondiale. Les démineurs les emportent tous les deux pour destruction ultérieure.
· Saint-Baussant (54). Un obus est mis au jour sur le chantier du dépôt de carburant. Selon la préfecture, rien n’est à craindre car « l’engin de guerre était très éloigné des cuves de carburant et très enfoncé ». Les démineurs interviennent le lendemain.

· Verdun (55). Un élu repère au niveau d’un des pieds du pont de Belleray un obus français de 105 mm de diamètre. Le service de déminage de Moselle le retire.

Décembre
· Saulxures-lès-Nancy (54). En promenant son chien un homme découvre un obus américain de 105 mm de diamètre pesant 18 kg et contenant 1,2 kg d’explosifs. Les démineurs sont avertis.

· Tronville-en-Barrois (55). Un obus de 5 kg datant de la Seconde Guerre mondiale est signalé à Tronville. Il aurait été ramassé par un particulier. Ce sont ses voisins qui ont signalé la présence de l’obus sur les escaliers d’accès à son appartement. L’homme est placé en garde vue et les démineurs sont appelés.


Préparation d’une destruction en fourneau. Extrait de « En attendant les démineurs ». Déminest.






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scoubidou57

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